L’assurance vie n’est rien d’autre qu’un placement financier, souvent, à long terme. Quand on souscrit une assurance vie, on effectue des versements d’argent (cotisations) régulièrement ou selon sa volonté. Généralement, elle est utilisée pour préparer sa retraite, se prémunir contre le chômage ou l’invalidité et pour un emprunt immobilier. L’argent versé constitue un placement et celui-ci, plus ou moins risqué, est un capital qui rapporte des intérêts. On peut choisir le niveau de risque et le rendement. Le capital et les intérêts peuvent être retirés, en partie ou la totalité, à tout moment, par le souscripteur. À son décès, ce sont les bénéficiaires qui en profiteront. Les bénéficiaires, désignés par le souscripteur, peuvent être des membres de la famille ou non. L’assurance vie est un placement très flexible : il est à durée déterminée mais on peut toujours le reconduire d’année en année. On peut en souscrire une auprès des banques, compagnies d’assurances, cabinets de conseil en gestion du patrimoine, et même sur internet.

Frais
Tous les contrats d’assurance vie comportent différents frais. On peut citer entre autres : frais de dossier et frais d’entrée qui représentent un pourcentage des sommes versées (autour de 3,5%). Mais il y a aussi les frais de gestion (inférieurs à 1 %) et frais d’arbitrage (selon le type de contrat et souvent gratuit pour un contrat internet).
Type de contrats
En France, on distingue 2 types d’assurances vie: celle qui est dite en « fonds euros» et la multisupport. La grande majorité des assurances vie sont des assurances en « fonds euros » qui offrent une grande sécurité et un rendement garanti (généralement autour de 3%). L’assurance vie multisupport, comme son nom l’indique, est un investissement sur plusieurs supports financiers : en fonds euros, SICAV, actions, obligations…. Dans ce cas, l’investissement n’est pas garanti, il est risqué mais on peut modifier sa répartition à tout moment pour essayer de limiter les risques. Cependant, il existe toujours des options qui permettent de garantir le capital d’une assurance vie multisupport. Ainsi, par exemple, on a la possibilité de récupérer, au minimum, la totalité de toutes les sommes versées.
Clause bénéficiaire
Quand les sommes d’argent de l’assurance vie sont importantes, désigner les bénéficiaires avec précision et beaucoup d’attention permet d’éviter de mettre dans une situation embarrassante des bénéficiaires qu’on estime méritants mais qu’on a oubliés de faire figurer dans la clause. Aussi, il est bon et souhaitable de tenir compte du conseil de son assureur pour établir la clause bénéficiaire.
————————————————————————–
L’Assurance-vie est le placement favori des Français car il bénéficie d’une fiscalité réduite. Il permet de se constituer un capital, de produire des revenus et de transmettre un patrimoine aux enfants.

Contrairement à ce que l’on peut croire à cause de son nom, l’assurance-vie est un contrat d’épargne et n’assure pas de prime en cas de décès. Tous les versements, ainsi que les intérêts générés, vont constituer un capital. Si à la fin du contrat, vous êtes vivants, vous toucherez ce capital épargné. En cas de décès, ce capital sera transmis à la personne que vous aurez préalablement désignée dans le contrat.
Il existe 2 formes de contrat d’assurance vie :
-
Le Contrat monosupport en euros
Ce contrat est majoritairement investi dans des produits à taux garanti : obligations du secteur public ou privé. C’est un placement sans risque. Chaque année, les intérêts sont définitivement acquis. On parle alors d’effet de cliquet.
-
Le Contrat multisupport
Avec ce contrat, votre capital est investi sur plusieurs supports ou plusieurs fonds plus ou moins spéculatifs. On retrouve, en général, un fonds en euros ou un fonds garanti équivalent au contrat monosupport précédent. Les autres fonds proposés sont basés sur des FCP ou des Sicav boursières.
Attention cependant, ces derniers fonds ne sont pas garantis en montant. A chaque versement, un nombre de part est attribué selon le cours du fonds. La valeur de la part variant à la hausse ou la baisse. Seul le nombre de parts acquises est vraiment garanti. Ce sont des fonds en unité de compte. Suivant les contrats, la répartition entre les fonds peut être libre, imposée par l’assureur ou présélectionnée avec le client sur les conseils de l’assureur : plusieurs profils sont alors proposés : dynamique, prudent, équilibré…
Tous les contrats d’assurance-vie comportent des frais. Ceux-ci peuvent être très différents d’une compagnie à l’autre. Mais ces frais sont aussi nécessaires pour rémunérer l’assureur et lui permettre d’offrir des services tels que des relevés de comptes réguliers ou l’accès à son contrat via internet.
Les frais appliqués à l’assurance vie
Pensez aussi que toute opération de gestion, même si elle n’est pas mentionnée ci-dessous, peut donner lieu à des frais annexes ou à des pénalités. Vérifiez bien sur votre contrat avant de signer.
Frais de versement : Ce sont les plus courants. L’assureur peut prendre un pourcentage sur chaque versement avec un taux variant entre 0 et 5%. Les taux les plus élevés sont en général négociables. Il ne faut pas les confondre avec les frais précomptés. Au lieu de prendre un pourcentage de frais sur chaque versement, le contrat prévoit que les premiers versements ne sont que des frais précomptés et les suivants sont des versements bruts sans frais. Si le contrat va jusqu’à son terme, pas de surprise. Si vous souhaitez rompre le contrat avant deux ans, votre capital acquis est nul. Pour éviter cela, la loi a rendu obligatoire la présence dans le contrat d’un tableau présentant les valeurs de rachat futures.
Frais de gestion : Ces frais sont calculés sur l’encours global de chaque fond. Pour les fonds en unités de compte, ces frais sont prélevés, soit sur la valeur de chaque part (en général pour des fonds spécifiques à une assurance-vie), soit sur le nombre de parts. Pour le fond en euros, ils sont déduits des intérêts bruts du fonds, et c’est seulement les intérêts nets de ces frais de gestion qui sont versés. Les frais de gestion seront plus élevés sur les fonds en unité de compte que sur les fonds en euros. Là encore, il est préférable qu’ils soient modérés. A noter que la rémunération des fonds en euros est toujours communiquée en « net de frais de gestion » : vous pouvez ainsi les comparer sans vous préoccuper de ces frais.
